SAINT-PIERRE BERNARDIN DE (1737-1814)

Lot 227
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SAINT-PIERRE BERNARDIN DE (1737-1814)

MANUSCRIT autographe, La mort de Socrate, drame en un acte, [1808]; 2 pages in-4 (quelques rousseurs).
Début de ce drame ou dialogue philososophique.
Publié en 1808, précédé d'un Essai sur les journaux, et suivi d'un
Discours académique (Paris, imprimerie de P. Didot l'aîné), ce drame est le seul essai théâtral de l'auteur de Paul et Virginie. Le manuscrit donne l'«Argument», les deux premières scènes et le début de la troisième; il présente quelques ratures et corrections, et des variantes avec l'édition.
«Argument. Socrate le plus sage des Athéniens, s'étant fait beaucoup d'ennemis parmi les superstitieux et les athées en soutenant l'existence d'un seul Dieu, fut condamné à mort sur l'accusation de Mélitus magistrat appuyée par Anytus prêtre de Cérès et par
Lycon sophiste. L'accusation était conçue en ces termes.
"Mélitus fils de Mélitus du peuple de Pithos, accuse Socrate fils de Sophronisque, du peuple d'Alopécé.
Socrate est criminel parce qu'il ne reconnait point les Dieux que la république reconnait et qu'il introduit de nouvelles divinités.
Il est encore criminel parce qu'il corrompt la jeunesse. Pour sa punition, la mort."
Socrate fut condamné par des juges tirés de toutes les sections, tribus ainsi que de tous les peuples qui composaient les habitans d'Athenes, quoiqu'il leur eut prouvé la fausseté de cette accusation.
Je suppose que le jour où il mourut, ses trois accusateurs s'introduisirent dans sa prison en lui promettant la vie, la liberté, de la fortune et des honneurs s'il voulait s'avouer coupable. Quand aux paroles de Socrate et aux raisonnements de ses ennemis, ainsi qu'aux diverses scenes de ce drame, on les trouve presque en entier, dans Platon, Xenophon et Plutarque, je n'ai gueres eu d'autre merite que de les mettre en ordre.»
La «scène première» montre Anytus, Mélitus et Lycon entrant dans le vestibule intérieur de la prison; dans la «scène seconde», intervient le geôlier; à la «scène troisième» commence l'échange entre Socrate, «les fers aux mains et les jambes engagées dans une grosse pièce de bois», et ses trois juges; le feuillet s'achève sur cette phrase de Socrate: «Je reconnais pour agents de la divinité, tous ceux de la nature. Il n'y en a point qui en soit une aussi vive image que le soleil».
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