BERLIOZ Hector (1803-1869)

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BERLIOZ Hector (1803-1869)
L.A.S. « H. Berlioz », Londres 1er mars [1848], à son ami le violoncelliste Émile DESMAREST ; 4 pages in-8 (quelques légères fentes aux plis, la dernière page un peu salie).

Très belle lettre sur ses succès à Londres, alors que la Révolution gronde à Paris.

Il reproche à son ami son silence. Sa vie à Londres a été jusqu’à présent rude et « continuellement active ». Drury-Lane est maintenant fermé. Il se demande ce qui sortira « de cet immense bouleversement [...] D’après ce que je vois dans nos journaux la république nouvelle se présente fort diff érente de l’ancienne, et les diff érences me paraissent être toutes à son avantage. Espérons que les arts n’auront pas à s’en plaindre. Que devient notre imbécille d’opéra ? que font nos farceurs de directeurs ? qu’y-a-t-il de changé dans la direction des beaux-arts ? [...] Je crains dans la bagarre de perdre ma petite place du Conservatoire. Il ne me manquerait que cela pour me faire adorer notre belle France. [...] Vous savez que mon concert de Drury-Lane a eu un succès de tous les diables. Je n’ai jamais trouvé une unanimité dans la presse comme dans cette circonstance ». Il évoque la faillite de son impresario Jullien. « Je vais maintenant faire mes aff aires, si non tout seul, au moins avec des gens plus sûrs et plus solides que lui. Je monte un second concert dans la salle d’Exeter-Hall sans courir de risquer de pertes, mais il faut de longs préparatifs. On me fête chaudement partout ; j’ai des speeches à faire à tout propos, pour répondre aux toasts dans les meeting et diners d’artistes et d’hommes de lettres [...] Vraiment nous avons sur le continent des idées bien fausses de la politesse anglaise. Et puis c’est un peuple sérieux, et je suis cruellement las de l’éternelle blague Parisienne. [...] je crois que les feux de l’enfer et du ciel se réuniraient pour fondre Paris que les pianistes trouveraient encore un prétexte pour essayer de refroidir ces pauvres Parisiens. Je m’ennuyais horribleme
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