BERLIOZ Hector (1803-1869)

Lot 1253
Aller au lot
Estimation :
1500 - 2000 EUR
BERLIOZ Hector (1803-1869)
L.A.S. « Hector Berlioz », Paris Dimanche 20 [22 octobre 1865, à Mme Amélie ERNST] ; 4 pages in-8 (fentes réparées). 

Lettres de condoléances après la mort de son ami le violoniste Heinrich Wilhelm Ernst (1814-1865), décédé à Nice le 8 octobre.

Il était malade et n’a pas eu la force de répondre à sa triste lettre. « Aujourd’hui encore j’ai bien de la peine à tracer ces quelques lignes. Heller m’avait fait savoir la funeste nouvelle et vous pensez quelle part nous avons prise à votre douleur. J’aimais Ernst, vous le savez, et je l’avais aimé avant que vous le connaissiez. J’en ai laissé la preuve dans un volume de Mémoires que je viens de faire imprimer et où se trouvent une lettre à lui adressée et une appréciation de son talent. Ce livre n’est pas publié et ne sera mis en vente qu’après ma mort ; mais on verra ce que je pensais d’Ernst il y a vingt ans.

Ce sera là ma pierre pour son monument. Pour l’autre monument dont vous me parlez, je ne puis en aucune façon aider à l’ériger. Un homme riche comme M. Figdor, par exemple, en souscrivant lui-même le pourrait. Mais les souscriptions partielles ne réussissent jamais à Paris. […] Pour moi, qui n’ai ni santé ni argent, je ne puis rien »...

Il a prié Joseph d’Ortigue de parler d’Ernst dans son feuilleton. « Nous venons de perdre aussi un artiste de nos amis, le pauvre Wallace [le pianiste William WALLACE], et sa veuve est dans la même position que vous. Ah ! le ciel est bien noir ! je me sens sombrer dans le chagrin. […] Pardon, chère Madame, il faut que je prenne mon laudanum et que je tâche de m’endormir. Je n’en puis plus. Je passe les trois quarts et demi de ma vie couché.

La mort est une coquette bien capricieuse ! »…

Correspondance, t. VII, n° 3056.
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue