MIRABEAU Honoré-Gabriel de Riquetti, comte... - Lot 1100 - Aguttes

Lot 1100
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Estimation :
1500 - 2000 EUR
MIRABEAU Honoré-Gabriel de Riquetti, comte... - Lot 1100 - Aguttes
MIRABEAU Honoré-Gabriel de Riquetti, comte de (1749-1791) le grand orateur des débuts de la Révolution. L.A.S. «Mirabeau fils», Pontarlier 11 août 1782, à M. de VITRY, commis au Bureau des finances; 1 page in-4, adresse (réparations au feuillet d'adresse). Curieuse lettre d'affaires écrite le jour même où s'achève par transaction civile la révision de son procès. [Ayant fui en Hollande en compagnie de Sophie Monnier, Mirabeau a été condamné à mort par contumace, puis finalement extradé et emprisonné au donjon de Vincennes en 1777. Libéré en décembre 1780, il se réconcilie avec sa famille et attaque la sentence qui l'a condamné; il séjourne ainsi à Pontarlier en 1782 et entame un nouveau procès la même année; il est pourtant incarcéré le 12 février pour ne sortir de prison que le 14 août suivant.] «La preuve sans replique, mon cher Ami, que mes lettres de change ne sont point escomptées et que je n'ai pas le sol, c'est que vous n'avez pas encore reçu d'argent. Certes je n'ai pas besoin d'être votre ami pour courir à votre secours; je serois bien ingrat si je n'avois le plus vif empressement de vous être utile. D'ailleurs il est question de m'acquitter; car je vous dois déjà considérablement. Mais mon Ami, au lieu d'être obligatoires sous peine d'être 24 heures en prison, les lettres de change en Suisse ne donnent droit de saisir qu'après trois sommations qui emportent trois semaines; et l'on ne sauroit contraindre par corps. Cette inégalité est très odieuse, car puisqu'ils jouissent chez nous des avantages de nos loix de commerce, nous devrions assurément user de réciprocité. [...] Je quitte cette semaine Pontarlier où les délais incroyables du ministre et de ses commis, de l'intendant et de ses subdélégués, m'ont retenu pour les ordres relatifs à Mde de Mon. [Sophie MONNIER] Un mois de plus que je ne devois m'y attendre. Je vais sur le champ à Neuchâtel, d'où je ne désemparerai pas que je ne sois payé; et vous libéré ! De là je pars pour la Provence»..
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