VOLTAIRE

Lot 562
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VOLTAIRE
3 p. sur 1 bifeuillet in-4 (23,7 x 18,8 cm), adresse avec petit cachet de cire rouge.
Strasbourg, 13 juillet 1758.
Lettre autographe, signée «V», à Madame Denis, sa chère nièce.
Voltaire part sous la pluie de Strasbourg, où il a acheté une berline. Parmi les causes de son retard à partir, il mentionne des éclaircissements sur l'acquisition projetée de Champignelle : «Cette terre est si pres de la cour du roy de Pologne qu'il avait fallu comme vous savez, lui demander d'abord son agrément. Il y avait eu aussi d'autres préliminaires a remplir. Je me trouvais dans l'impossibilité absolüe de faire sécrettement mon marché, et la fatalité de ma destinée est que touttes mes démarches soient publiques. On m'a averti que cette publicité pourait bien renchérir la terre. Mais si elle est trop chere, je ne l'acheterai pas. Pourvu que je vive avec vous, il n'importe que ce soit dans le pays de Lothaire, ou de Guillaume Tell.» Il est question d'affaires militaires regardant Guillaume de Prusse. Il réclame des nouvelles à la cour de Mannheim, et en particulier de son petit-neveu : «Monsieur de FLORIAN lit il les guerres de Grenade en espagnol ?»
La lettre a été publiée en 2015 par Nicolas Cronk.
Bibliographie :
N. Cronk, «La correspondance de Voltaire : quinze lettres inédites»,
RHLF, 2015, p. 665-692.
Petite réparation à la pliure, très légère déchirure marginale, petites rousseurs.
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